1. MOVIE MINI REVIEW : critique de Ultimate Endgame (Wicked Blood)

    Ça cuisine sévère du hillbilly crack dans les mobile home minables de la campagne perdue d’un quelconque ploucland, USA. Ça cuisine aussi du bon vieux rip-off redneck crétin du déjà über-redneck et traumatisant WINTER’S BONE. Mais version nawesque dégénérée…
    La jeune Hannah, fan d’échec (ça a vaguement son importance), tente de survivre au milieu d’une famille de trafiquants de drogues ultraviolents et ultra tarés du cerveau… Elle va se retrouvée au milieu d’une bonne vielle guerre des gangs bien sanglante et dégueulasse! Et aussi particulièrement poussive…
    C’est que ce ULTIMATE ENDGAME qui débute comme un puzzle machiavélique intéressant se délite aussi vite que les vapeurs de crystal meth’ dans le corps d’un junkie anémié. Mark Young est incapable d’insufflé le moindre souffle à son polar plouc emmené par une Abigail Breslin spectaculairement insipide, bien loin de LITTLE MISS SUNSHINE. Les charismatiques Sean Bean et James Purfoy ne parviennent même pas sauver ce bidule à l’encéphalogramme plat de l’ennui profond voire de la mort cérébrale. Sans intérêt…
    Arnaque! Y a du Lexomil dans mon crack!!!

    En DVD/Blu-ray depuis le 22 août
    2014. USA. Réalisé par Mark Young. Avec Alexa PenaVega, Abigail Breslin, Sean Bean…
    Éditeur : Seven7

  2. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : la blaxploitation.TOM (1973). Un film de Greydon Clark.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : la blaxploitation.
    TOM (1973). Un film de Greydon Clark.

  3. LA BO DU JOUR

    Z (1969). Musique de Mikis Theodorakis. Un film de Costa-Gavras.

  4. MOVIE MINI REVIEW : critique de Dans l’œil d’un tueur  (My son, my son what have ye done)

    Bienvenue dans la pyché bizarroïde à Brad Macallam (interprété par ce grand malade de Michael Shannon, le spécialiste mondial des rôles borderline nanardeux), jeune américain paumé et cloitré chez lui. Soupçonné du meurtre dégueulasse de sa vieille mère acariâtre (la grande Grace Zabriskie), Brad et son mulet dégueulasse et ses flamands roses de compagnie sont assiégés par les flics de la police dirigés par cette vieille carne de Willem Dafoe. Les flashbacks délirants et dérangeants sur sa pauvre vie mystique sans intérêt s’enchaînent paresseusement, histoire d’essayer de comprendre c’est quoi ça qui s’est passé dans sa tête de jeune chien fou de dieu…
    Le grand Werner Herzog adore toujours autant les êtres étranges (pour pas dire fou furieux psychopathes irrécupérables). Et le jeu possédé et le regard de dingo de Michael Shannon (messie post-moderne de la grandiloquence cinématographique, coucou les purges BUG, MUD et TAKE SHELTER)  rappellent (gentiment) l’immense Klaus Kinsky, partenaire mythique des plus grandes œuvres de Werner (AGUIRRE, NOSFERATU, FITZCARRALDO). Malheureusement Werner se noie totalement dans son délire surréaliste. DANS L’ŒIL DU TUEUR se vautre dans un décalage maladif et totalement gratuit. Sur une muzak dissonante insupportable (coucou le violoncelle désaccordé), les personnages, plus creux que la boîte crânienne d’une grognasse siliconée de la téléréalité de la TNT, déblatèrent sur la life à Brad. Le surréalisme pseudo-lynchien (qui produit ce truc, comme par hasard) se répand dans ce néant vain et prétentieux. Malgré son casting de dingo (Udo Kier et Brad Dourif sont aussi de la partie), Werner Herzog nous balance une “œuvre” vide… Irrémédiablement vide…Et horriblement littéraire. Et théâtrale (version expérimentalo-mongolo).
    Bref on frise le nanar cérébrale… Ces films bouffis de leur pseudo-profondeur qui croient dire des trucs importants sur la life. Alors qu’ils ne font que plonger dans l’humour involontaire… Sinon y a aussi un nain chauve en smoking… Ça doit forcément vouloir dire un truc profond sur le mal-être moderne… Ou sur la soupe aux choux… Ou les ongles incarnés… J’hésite…
    Quelle bouillie prétentieuse… Lynch+Herzog, le choc du vide…

    En DVD/Blu-ray depuis le 22 août
    2009. USA/Allemagne. Réalisé par Werner Herzog. Avec Michael Shannon, Willem Dafoe, Chloë Sevigny…
    Éditeur : Seven7

  5. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : la blaxploitation.THE CANDY TANGERINE MAN (1975). Un film de Matt Cimber.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : la blaxploitation.
    THE CANDY TANGERINE MAN (1975). Un film de Matt Cimber.

  6. LA BO DU JOUR

    Tubular Bells. Musique de Mike Oldfield pour L’Exorciste (The Exorcist - 1973). Un film de William Friedkin.

  7. MOVIE MINI REVIEW : critique de The Last Showing

    Quand un couple va à la séance de minuit d’un obscur multiplex de quartier (pour voir le navet matriciel 70’s LA COLLINE A DES YEUX 2 de Wes Craven, quelle drôle d’idée!) et croise le surflippant Robert Englund qui lui vend du popcorn et offre une boisson empoisonnée à la demoiselle (la mimi tout plein Emily Berrington, vue dans 24 : LIVE ANOTHER DAY), les problèmes du genre létaux ne sont pas loin… Mais alors pas loin du tout. Surtout quand nos deux tourtereaux se retrouvent enfermés dans le cinéma… Et deviennent les protagonistes malgré eux du film réalisé par Stuart le psychopathe (Robert Englund, magnifique de bonhommie manipulatrice).
    À l’image de son héros maléfique, Phil Hawkins joue les marionnettistes divins avec ses acteurs et les spectateurs. La surprise est constante dans ce délicieux huis clos. Bon. Les incohérences aussi mais c’est pas grave. THE LAST SHOWING distille une atmosphère oppressante. Le cauchemar que vit le jeune crétin semble ne jamais vouloir s’arrêter. On le savait déjà mais Robert Englund est un dieu de la peur… Un dieu vicieux et omniscient. Cette variation brillante autour du cinéma (avec son film dans le film dans une salle cinéma) tient jusqu’au bout malgré quelques trous d’air. Encore une série B intègre et originale venue de Grande-Bretagne, la nouvelle patrie de l’angoisse sur pellicule!

    2014. Grande-Bretagne. Réalisé par Phil Hawkins. Avec Robert Englund, Finn Jones, Emily Berrington…

  8. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : la blaxploitation
    LE VAMPIRE NOIR (BLACULA - 1972). Un film de William Crain.

  9. LA BO DU JOUR

    Johnny’s theme. Musique de Michele Lacerenza pour Les colts de la violence (1000 Dollari Sul Nero - 1966). Un film d’Alberto Cardone (Albert Cardiff).

  10. MOVIE MINI REVIEW : critique de Délivre-nous du mal (Deliver Us from Evil)

    Exorcismus in nanaradam
    Et mongolos apostaticos

    S’il y a bien un truc de respectable chez ce grand fou de dieu de Scott Derrickson, c’est son talent horrifique. Et sa foi profonde en Jesus notre sauveur hollywoodien…
    Irak 2010. Un trio de G.I.’s découvre par hasard une porte de l’enfer pré-chrétienne au milieu du désert. New York 2013. Dans cette Babylone moderne en déliquescence, un flic de la police agnostique (il est fou ou quoi?) retrouve ce trio de l’enfer (donc, temps d’incubation d’une possession démoniaque, trois ans. C’est toujours bon à savoir) et plonge, accompagné d’un prêtre hipster latino (le bôgosse Édgar Ramírez) qui psalmodie ses exorcismes en latin sur l’air de La Macarena, dans l’enfer de la démonomonomonologie nanarde! Des planchers qui grincent, des vilains possédés qui éructent des conneries avec la voix de Barry White et du n’importe quoi scénaristique à tous les étages, c’est tout ça DÉLIVRE-NOUS DU MAL!
    Mais avec la touche Derrickson. C’est-à-dire un réel talent pour la mise en scène terrifiante (coucou les jumpscare) et les plans dégueulasses et complaisants (c’est pas très chrétien mais l’avidité hollywoodienne et le culte du dieu des dieux dollar justifie les moyens). Bref on flippe et on rigole (parfois en même temps) devant ce truc déviant furieusement prosélyte. Et ce film diablement efficace, qui propulse l’humour involontaire dans des sphères inexplorées, est soit-disant tirée de la vraie vie du héros policier. Mais bien sûr…
    Vive Jungler le démon mésopotamien aux nom de mauvais groupe de hard rock 80’s. Et vivent les exorcismes neuneu en plein commissariat… Quel spectacle incroyable. Derrickson (auteur du flippant SINISTER) va beaucoup beaucoup beaucoup trop loin dans le délire biblique fondamentaliste mais sa description mortifère d’un New York métamorphosé en en enfer glacial (coucou SE7EN plagié en long en large et en travers) est envoutante.  Un bien étrange navet…

    Vade retro Satana
    Numquam suade mihi vana
    Debilum nostrum rigolax demonium
    Amen

    En salles depuis le 3 septembre
    2014. USA. Réalisé par Scott Derrickson. Avec Eric Bana, Édgar Ramírez, Olivia Munn…

  11. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les WIP moviesQUARTIER DE FEMMES (CONCRETE JUNGLE - 1982). Un film de Tom DeSimone.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les WIP movies
    QUARTIER DE FEMMES (CONCRETE JUNGLE - 1982). Un film de Tom DeSimone.

  12. LA BO DU JOUR

    Le Mans (1971). Musique de Michel Legrand. Un film de Lee H. Katzin.

  13. MOVIE MINI REVIEW : critique de Le Sang des templiers 2 : la rivière de sang (Ironclad : Battle For Blood)

    Hé ben! Ça se fout toujours autant salement sur la gueule dans le magnifique Moyen Age briton. Et dans cette vague mais alors très vague suite du poussif IRONCLAD. Si le concept reste le même, la résistance des habitants d’un château assiégé par des vilains méchants (la c’est des celtes barbus peinturlurés de la gueule avec leur guerrières ultra-bombasses ultra-crédibles), le budget microscopique et le casting de 125 012 368 654 852e zone (y a quand même la super Michelle Fairley, vue dans l’enivrante saison 9 de 24) tirent irrémédiablement ce truc dans la zèderie de luxe. Jonathan English (réalisateur du premier) rempile avec un remake ringardo-médiéval des 7 MERCENAIRES. Version shaky cam épileptique qui rend fou. Bref on assiste à une baston poussive (et délicieusement sanguinolente) entre 5 pauvres types sortis d’un jeu de rôle grandeur nature dans un château en polystyrène. Un peu du NOM DE LA ROSE (juste pour la scène de sexe faut pas déconner non plus), un peu du DERNIER DES TEMPLIERS (pour la nanarditude généralisée) et un peu de BLACK DEATH pour le réalisme crado… Sans oublier la tornade financière GAME OF THRONES que ce truc essaye désespérément de parasiter. Tous les gros barbares hurlent tout le temps mais on s’ennuie quand même furieusement devant ce torrent de médiocrité grandiloquente (coucou les CGI répugnants et la musique pompeuse qui surligne tout n’importe comment). Ça c’est du navet de compétition les gars!

    En DVD/Blu-ray depuis le 6 août
    2014. Grande-Bretagne. Réalisé par Jonathan English. Avec Michelle Fairley, Roxanne McKee, Tom Austen…
    Éditeur : Metropolitan Vidéo

  14. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les WIP movies.
    LES ANGES DU MAL (CHAINED HEAT - 1983). Un film de Paul Nicholas (Paul Nicolas).

  15. LA BO DU JOUR

    Hollywood Chainsaw Hookers (1988). Musique de Michael Perilstein. Un film de Fred Olen Ray.