1. MOVIE MINI REVIEW : critique de The Den

    Jusqu’où aller avec le found footage?Comment transcender ce sous-genre paresseux et vain?  En le plongeant dans un délire conceptuello-digitalo-numérico-interneto-bidule, une fanrandole de webcams piratée et oppressives en surchauffe! Elizabeth, étudiante web-addict, se lance un défi insensé, vivre connecté à The Den, mélange cinématographique taré entre Skype et le décrié Chatroulette… Cette charmante demoiselle (la mimi Melanie Papalia, vue dans THE SUITS) va rencontrer tout un tas de timbrés pixélisés et particulièrement l’étrange et inquiétant Pyagrl*16. Et l’enfer va s’abattre sur la pauvresse… Elle va assister (peut être) à un meurtre et voir ses amis disparaitre peu à peu.
    Entièrement filmé au travers d’un écran d’ordinateur THE DEN (quasiment conçu pour être visionné de nuit sur son PC histoire de bien devenir parano) plonge dans un cauchemar numérique proprement terrifiant. Une expérience nerd en 4G envoutante. Et überflippante! L’inconnu Zachary Donohue nous balance une pitite bombe tétanisante et d’une perversion incroyable. Ce viol digital de l’intimité d’une ingénue est d’une efficacité délirante. La paranoïa et la peur et la terreur sanguinaires règnent en maître dans cet horrorflick d’une intelligence dingue. Zachary fait brillamment mumuse avec tous les codes de la génération 2.0. Tout le monde se filme tout le temps dans un trip égocentrico-nihiliste invraisemblable. Pour le plus grand plaisirs des voyuers et des psychopathes. Personne ne se parle plus directement. C’est l’avènement de l’écran roi. Destructeur… Inhumain… Sépulcral… Fatal… Comme un avant-goût de l’enfer! Un bombe quoi! Une expérience ouf où cinéma et jeu vidéo (à la DOOM like) se marient dans un cérémonial ensanglanté et d’une efficacité insoutenable! Et le final nous renvoie à notre statut d’internaute complaisant, écœuré et fasciné à la fois par cet étalage nauséeux de vie privée…  Énorme!!!

    2013. USA. Réalisé par Zachary Donohue. Avec Melanie Papalia, David Schlachtenhaufen, Matt Riedy…

  2. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les films muets.
THE MYSTERY OF 13 (1919). Un film de Francis Ford.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les films muets.

    THE MYSTERY OF 13 (1919). Un film de Francis Ford.

  3. LA BO DU JOUR

    The Candlelight Vigil. Musique Jóhann Jóhannsson pour Prisonners (2013). Un film de Denis Villeneuve.

  4. MOVIE MINI REVIEW : critique de The Raid 2 (The Raid 2: Berandal)

    C’est l’histoire d’un tâcheron occidental exilé en extrême orient… L’histoire d’un tocard cosmique, auteur d’une purge inexplicablement encensée de par le monde geeko-cinéphile énucléé des orbites des deux yeux du visage de la tête… Un tocard qui s’appelle Gareth Evans. Après sa super purge THE RAID (qui commence comme du Carpenter, super, pour finir comme du mauvais Steven Seagal, pas super du tout!), ce gallois expatrié en Indonésie revient avec la suite de son navet pathétique.  
    THE RAID 2. Ou quand Gareth grille le dernier fusible du dernier neurone de son dernier cerveau… Le gars Gareth s’autoplagie comme un porc et nous balance sa PORTE DU PARADIS à lui, sa fresque prétentieuse interminable défoncée aux stéroïdes anabolisants et aux articulations pulvérisées… Avec du Terrence Hill & Bud Spencer dedans! Et du Luc Besson aussi… Bref du nawak consternant à tous les étages. THE RAID 2 est une bouillie hautement expérimentale et létale. Une mixture indigeste à base de INFERNAL AFFAIR, HAUTE SÉCURITÉ, KISS OF DEATH, LA NUIT DES JUGES, A BITTERSWEET LIFE, OLDBOY, ONG BAK, KILL BILL, LES AFFRANCHIS, CASINO, PTU, ELECTION, TAXI et LE TRANSPORTEUR. Du nawak psychotronique de première classe quoi! Avec des clin d’œil à Jean-Claude Van Damme, John Carpenter, Brian De Palma, Claude Zidi et Stanley Kubrick! Bref, un navet tonitruant… Une épopée arrogante et interminable d’une connerie interstellaire hallucinante.
    Rama, flic indonésien musclé élevé aux hormones de synthèse, unique survivant du navet originel (pauvre de lui!), infiltre un gang de méchants mafieux qui s’entretuent n’importe comment en poussant des pitits cris d’oisillons hystériques entre deux gerbes de sang. Un clochard vénère et une grognasse à marteaux sont également de la partie. On comprend rien de rien de rien de rien de rien de rien à cette baudruche boursouflée d’une prétention intergalactique. Gareth ne se sent plus… Ils se prend pour un génie du cinéma d’action… Il est persuadé de nous offrir du jamais vu. Genre le film d’action définitif… Mais THE RAID 2 pulvérise les frontières du navet grandiloquent… L’incohérence règne, il se passe rien entre les scènes d’actions épileptiques, chorégraphiées et filmées n’importe comment!  Un action-porn insupportable. On appelle ça une purge grandiloquente… Gareth Evans, c’est le nouveau Ed Wood, le Roland Emmerich moderne… Un putain de démon moderne de l’enfer cinéphilique!

    En salles depuis le 23 juillet
    2014.  Indonesia/USA. Réalisé par Gareth Evans. Avec Iko Uwais, Yayan Ruhian, Arifin Putra…

  5. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les films muets.A DEBTOR TO THE LAW (1919). Un film d’Henry Starr.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les films muets.
    A DEBTOR TO THE LAW (1919). Un film d’Henry Starr.

  6. LA BO DU JOUR

    Réincarnations (Dead & Buried - 1981). Musique de Joe Renzetti. Un film de  Gary Sherman.

  7. MOVIE MINI REVIEW : critique de Transformers : l’âge de l’extinction (Transformers: Age of Extinction)

    Rhhhhhhhaaaaaaaaa… L’americana mythique dévoyée à Michael Bay… Toute en slo-mo dégueulasse et filtrée de partout et pas du tout caricaturale… C’est au cœur même de ce cliché cinématographique ambulant que se situe le nouveau délire délirant à Michael l’artificier diabolique d’Hollywood, TRANSFORMERS : L’ÂGE DE L’EXTINCTION!!!
    L’endive Shia Labeouf et la gourdasse botoxée Rosie Huntington-Whiteley se sont vaporisés dans les nuages de pixels en fusion du troisième opus… C’est au tour de ce pauvre loser de Mark Wahlberg de jouer les utilités humaines de luxe dans ce déferlement hystérique et décérébré de CGI porn…
    Parce que c’est bien de pornographie qu’il s’agit… Totale… Digitale et visuelle… Clinique et spectaculaire jusqu’à l’écœurement.
    Ce TRANSFORMERS 4 (à l’intrigue totalement interchangeable avec celles des épisodes précedents) représente le fantasme ultime du mâle alpha prépubère ravagé par l’acné et les montées d’hormones. Des gros robots géants surarmés qui se transforment en muscle cars rutilant… Il ne leur manque qu’une paire de nichons pour que ce spectacle décadent se métamorphose en show transformiste transgenre libidineux où les teenagers agoniseraient dans un orgasme orgiaque de fluide séminal et dans une explosion mondiale de prostate digne d’Hiroshima.
    Orgasmus Prime et sa grosse épée turgescente (coucou EXCALIBUR pour les trisomiques) pénètre une infinité d’orifices métalliques zé mécaniques… La cyprine de vidange et le sperm de frein se mélangent dans un climax hallucinant de stupre et de perversion (vive le transformium, liquide séminal robotique à l’origine de l’extinction des dinosaures bordel il est passé où mon cerveau?). Tous ces gros robots qui cherchent leur petite graine fertile tout partout… Quand je vous dit que ce truc ne parle que de ça!
    Perversion oui… Mais attention… Une perversion prude, totalement asexuée… C’est qu’il faut pas choquer la traditionnelle et fantasmagorique famille US. Par contre l’abrutir jusqu’à la mort, no problemo! Blamo Hong Hong! Blamo le placement de marques! Blamo les punchlines mongolos!  Blamo le cinéma! Blamo la libido! Blamo le cerveau…

    En salles depuis le 16 juillet
    2014. USA/Chine. Réalisé par Michael Bay. Avec Mark Wahlberg, Nicola Peltz, Jack Reynor…

  8. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les films muets.LE GAUCHO (THE GAUCHO - 1927). Un film de F. Richard Jones.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les films muets.
    LE GAUCHO (THE GAUCHO - 1927). Un film de F. Richard Jones.

  9. LA BO DU JOUR

    The way of the Gun (2000). Musique de Joe Kraemer. Un film de Christopher McQuarrie.

  10. MOVIE MINI REVIEW : critique de Ninja Apocalypse

    Les ninjas du monde post apocalyptique!!! Quel cocktail expérimental et enivrant!!! On se croirait devant un inédit de la Cannon Group! OK le nanar flamboyant FIST OF THE NORTH STAR (KEN LE SURVIVANT) mixait déjà, avec une délicieuse nanarditude les délires à la MAD MAX et les arts martiaux mongolos. Mais là le tocard Lloyd Lee Barnett est bien décidé à transcender tout ça et plonger dans le nawak philosophico-newage avec des morceaux grotesques d’heroic fantasy à la LORD OF THE RINGS… Et sans le moindre dollar de budget s’il vous plait!
    Bref… Déconnectez ce qu’il reste de vos neurones et plongez à cœur et cerveau perdu dans NINJA APOCALYPSE!!! Des veaux décérébrés, bercés trop prêt d’un mur en crépis et qui auraient trop lu DRAGON BALL et NARUTO, se prennent pour des ninjas du monde futur et déblatèrent comme des trisomiques des phrases sentencieuses ridicules dans des décors massacrés par des CGI rutilants… Et pillent n’importe comment le séminal THE WARRIORS à Walter Hill (et L’ODYSSÉE d’Homère et aussi la saga STAR WARS tant qu’à faire)… En un mot, c’est du délire délirant de première classe! Les boules d’énergies, générés sur des minitel de premières générations pleuvent sur un nombre hallucinant de ninjas de super marché en pyjamas grisâtres, certains zombifiés au dernier degré. C’est con… C’est bon… Et c’est très très très con… Du nanar grand luxe qui pique les neurones quoi! Faut vraiment penser à les débrancher tous ces ninjas électriques, sinon c’est pas bon pour la planète écologique de la couche d’ozone qu’est plus là…

    2014. USA. Réalisé par Lloyd Lee Barnett. Avec Christian Oliver, Les Brandt, Cary-Hiroyuki Tagawa…

  11. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les films muets.À TRAVERS L’ORAGE (WAY DOWN EAST - 1920). Un film de D.W. Griffith.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les films muets.
    À TRAVERS L’ORAGE (WAY DOWN EAST - 1920). Un film de D.W. Griffith.

  12. LA BO DU JOUR

    The Girl Who Fell from the Sky. Musique de Joe Hisaishi pour Le château dans le ciel (Tenkû no shiro Rapyuta - 1986). Un film d’Hayao Miyazaki.

  13. MOVIE MINI REVIEW : critique d’Ablations

    Faudrait jamais se bourrer la gueule… Après on se souvient plus de rien et on est bien avancé…
    L’impressionnant Pastore, visiteur médical, se réveille à moitié habillé dans un terrain vague. Totalement amnésique et “libéré” de l’un de ses reins. La merdasse totale quoi! Ce gros bonhomme, aux portes de la folie pure, part à la recherche de son organe perdu.
    Pensé et scénarisé par ce grand malade sympathique de Benoit Délépine, ABLATIONS est une fable onirico-horrifique, un trip hallucinogène cauchemardesque qui commence très très fort et très très mystérieusement (on pense beaucoup au génial PRÉLUDE À UN CRI, roman de Jim Nisbet au sujet similaire). Malheureusement Délépine et son réal (le pseudo petit génie inconnu Arnold de Parscau) se perdent très très vite dans les affèteries de mise en scène aussi gratuites qu’énervantes. Quand, en plus, la direction d’acteur est aux abonnés absents (excepté le nounours hébété surflippant Denis Menochet, on assiste à un gigantesque et assourdissant concert de casseroles rouillées, la palme de la nullité revenant à la pauvre Virginie Ledoyen, plus épouvantables que jamais) la souffrance s’empare du spectateur, aussi aiguë que celle que doit ressentir ce pauvre Pastore.
    En voulant perpétuellement jongler entre fantasmes horrifiques et réalité glauque ABLATIONS se retrouve nulle part. C’est l’ennui. Rebondissements ineptes d’un scénario baclé et mise en scène prétentieuse fusionnent dans un grand trip sensoriel vaguement malsain et irrémédiablement vain.  Une grande frustration. Délépine et son copain Arnold, à trop vouloir jouer au petit génie surréalistico-branchouille (coucou BLUE VELVET et son atmosphère délétère et cotonneuse) se vautrent dans les grandes largeurs… Un putain de pétard mouillé, photocopillage creux et idiot de l’univers de David Lynch.

    En salles depuis le 16 juillet
    2014. France. Réalisé par Arnold de Parscau. Avec Denis Ménochet, Virginie Ledoyen, Florence Thomassin…

  14. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les affiches japonaises.EMPIRE DU SOLEIL (EMPIRE OF THE SUN - 1987). Un film de Steven Spielberg.

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les affiches japonaises.
    EMPIRE DU SOLEIL (EMPIRE OF THE SUN - 1987). Un film de Steven Spielberg.

  15. LA BO DU JOUR

    … Comme un Pot de Fraises ! Interprétés par les Strawberrie’s Pots. Musique de Jo Moutet. Un film de Jean Aurel.