1. MOVIE MINI REVIEW : critique de On The Job

    On le sait depuis le traumatisant METRO MANILLA, les Philippines c’est pas franchement le pays de la joie! La mort et la corruption ravagent tout comme un putain de cancer incurable. Et c’est pas ON THE JOB qui va nous réconcilier avec les mœurs de ce pays méconnu et fascinant.
    Tueurs implacables, policiers intègres et politiciens véreux se pourchassent et se manipulent dans une fresque crépusculaire que n’aurait pas renier l’immense Sidney Lumet (coucou PRINCE OF NEW YORK). Mario le vieux briscard et Daniel le chien fou, taulards assassins sans états d’âmes, sont les pions consentants et pris au piège d’une immense partie d’échec politico-financière sanguinaire. Les destins funestes se croisent et se brisent dans une mégapole vouée aux gémonies et aux gunfights furieux. Dans ce pays maudit où la corruption règne en maître. Erik Matti s’inspire des grands classiques américains et asiatiques (coucou les polars pré-scorsesiens de Kinji Fukasaku et les chefs d’œuvres crépusculaires de Johnnie To) et nous balance un truc tétanisant à la mise en scène clinique et impressionnante. À mi-chemin entre polar hardboiled spectaculaire et film d’auteur labyrinthique. ON THE JOB fait dans le classique pur et dure… Hyper efficace mais un poil désincarné quand même. Tout ces pantins déshumanisés font froid dans le dos… Pas mal quoi!

    En DVD depuis le 3 septembre
    2013. Philippines. Réalisé par Erik Matti. Avec Joel Torre, Gerald Anderson, Piolo Pascual…
    Éditeur : Wild Side Vidéo

  2. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les affiches tchèquesALIEN (1979). Un film de Ridley Scott.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les affiches tchèques
    ALIEN (1979). Un film de Ridley Scott.

  3. LA BO DU JOUR

    Critters 2 (1988). Musique de Nicholas Pike. Un film de Mick Garris.

  4. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : les affiches tchèquesSTARMAN (1984). Un film de John Carpenter.

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les affiches tchèques
    STARMAN (1984). Un film de John Carpenter.

  5. MOVIE MINI REVIEW : critique de Willow Creek

    S’il y a bien une malédiction des bigfoot et des yétis et des sasquatchs et des bidules humanoïdes à fourrures, elle est cinématographique! Que des purges! Partout tout le temps! Ces être mythiques et über-velus ont le chic pour nanardiser et ringardiser la première zèderie qui passe!
    Cette fois c’est Bobcat Goldthwait, l’auteur du délicieusement nihiliste GOD BLESS AMERICA, qui part à la chasse à l’hominidé poilu sanguinaire…
    Bienvenue à Willow Creek, Californie, le pays des bigfoot… Le bled où Roger Patterson et Robert Gimlin en ont soit-disant filmé un en 1967.
    Un couple de documentaristes amateurs se baladent en forêt à la recherche du monstre légendaire. Et ils se filment tout le temps! C’est que WILLOW CREEK fait dans le found footage de bas étage. Dans le BLAIR WITCH PROJECT version hirsute et dentue… Bref dans le foutage de gueule et la paresse atomique.
    Les deux golmons (interprétés par deux tocards intergalactiques) bavardent jusqu’à la nausée et partent camper en forêt. Super… Comme d’habitude il se passe jamais rien (quel putain d’ennui mortel) et tout se conclut dans un mélange de consternation et de rire involontaire.  Et on se pause toujours la sempiternelle question… Pourquoi? Pourquoi Bobcat s’est-il fourvoyé comme ça dans le rien et le consternant… Comment a t’il pu passer du pamphlet énervé spectaculaire à cette purge lamentable aussi viscérale et traumatisante qu’une armée de Bisounours en train de se faire des calins (c’est juste pas le même genre de trauma) … En fait on attend désespérément un twist ou un money shot qui vient jamais… Jamais…  Mais jamais bordel de bordel! L’arnaque totale…

    2013. USA. Réalisé par Bobcat Goldthwait. Avec Alexie Gilmore, Bryce Johnson, Laura Montagna…

  6. LA BO DU JOUR

    La bataille de la vallée du diable (Duel at Diablo-1966). Musique de Neal Hefti. Un film de Ralph Nelson.

  7. MOVIE MINI REVIEW : critique de Near Death Experience

    Une orage. Un bar. Des collègues de bureau. Un verre de Ricard. Une discussion sans intérêt. Une vie désincarnée. Une fugue à vélo. Une errance suicidaire nonsensique. Un visage. Un Houellebecq. Un film. NEAR DEATH EXPERIENCE…
    Delépine et Kerven, les grands névrosés rigolos de la présipauté de Groland et l’écrivain nihiliste borderline mou Houellebecq étaient destinés à se rencontrer et à s’affronter dans un délire expérimental mortifère qui fleure bon les folies US de Monte Hellman (coucou THE SHOOTING et MACADAM A DEUX VOIES) et les expérimentations indé modernes de Gus Van Sant (coucou GERRY). Mais ici pas de communauté perdue ou de duo en errance. Juste un homme, Paul. Parti sur les chemins tortueux du suicide impossible (c’est quoi tous ces gens là qui l’empêchent de passer à l’acte) dans sa ridicule et bariolée tenue de cycliste. Avec sa carrure d’allumette mouillée et sa gueule de mamie décrépie, le sulfureux Michel Houellebecq impressionne dans ces pérégrinations cérébrales et pathétiques. Images vidéo dégueulasses et paysages époustouflants s’affrontent  autour des élucubrations philosophico-métaphysiques de ce quinquagénaire perdu dans cette société moderne déshumanisée à l’extrême. Houellebeck papote avec lui-même et sa copine endorphine et passe de fourmis à géant dans un décors lunaire (situé dans les environs de Marseille) étourdissant de beauté et de poésie sépulcrale.
    NEAR DEATH EXPERIENCE est l’œuvre la plus radicale et la plus dépressive de ce duo radical et dépressif. Oubliée la rencontre ratée avec Dupontel et Poelvoorde! Place à l’épure et à la violence de la solitude et de la mort… C’est en fuyant le spectaculaire et la facilité que les deux énergumènes nous ont offert les films les plus libres et fous et poétiques et désespérés d’un cinéma français vitrifié par un (faux) star système pathétique à l’agonie.
    Comme quoi ça peut être passionnant d’assister aux déambulations caniculaires d’un ermite suicidaire misanthrope!

    En salles depuis le 10 septembre
    2014. France. Réalisé par Benoît Delépine & Gustave Kervern. Avec Michel Houellebecq, Marius Bertram, Manon Chancé…

  8. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : la blaxploitationVENGEANCE D’OUTRE-TOMBE (JD’S REVENGE - 1976). Un film d’Arthur Marks.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : la blaxploitation
    VENGEANCE D’OUTRE-TOMBE (JD’S REVENGE - 1976). Un film d’Arthur Marks.

  9. LA BO DU JOUR

    You’re Number One. Musique de Nathan Whitehead pour American Nightmare (The Purge - 2013). Un film de James DeMonaco.

  10. MOVIE MINI REVIEW : critique de The Rambler

    Tout juste sorti des délires lynchiens incompréhensibles et intrigants de THE OREGONIAN, Calvin Reeder tente de se lancer dans la narration… Mais bon, c’est pas gagné tout ça. Un mec bizarre (le génial Dermot Mulroney tout en mutisme mutique) sort d’une prison texane… Et il se lance sur la route pour rejoindre son frangin en Orégon (c’est quoi son problème à Calvin avec l’Orégon franchement?)… THE RAMBLER se transforme en trip mental (Calvin n’aura tenu que cinq minutes avant de commencer à faire n’importe quoi avec sa caméra, bravo mec!) époustouflant de beauté (les images sont, par moments, à couper le souffle, bien loin du rendu dégueulasse de THE OREGONIAN) et, bien évidemment, énigmatique à s’en liquéfier les hémisphères du cerveau de la tête. Ce cow-boy magnétique, avec ses ray-ban et son stetson et son éternelle clope au bec, bref ce cliché ambulant déambule avec nonchalance dans ce road movie taré en pleine Americana tarée.
    Y a absolument rien à comprendre, juste ressentir le malaise viscéral du rambler (le marcheur, celui qui erre dans les méandres glauques de son cerveau malade perdu en plein cauchemar éveillé). Une blondasse fantasmagorique (la mimi Lindsay Pulsipher, héroïne de THE OREGONIAN, une autre grande malade quoi!), un inventeur fou et sa machine à enregistrer les rêves des gens en faisant littéralement exploser leur boîte crânienne, des hectolitres de vomit jaunâtre, des tronches de fous furieux, du gore bizarre à go-go et du nawak de drogué ravagé par le cocktail destop/white spirit-tequilla partout tout le temps… Les ombres matricielles et étouffantes de Wim 'PARIS TEXAS' Wenders et David 'SAILOR ET LULA' Lynch étreignent amoureusement ce truc baré qui oscille entre branlette atomique et poésie foutraque sépulcrale et dérangeante. Voire révulsante. Délicieusement révulsante…
    Un drôle de film… Une expérience destabilisante et hypnotique à ne pas mettre entre tous les yeux. Il fonctionne comment l’esprit à Calvin sans déconner???????

    En DVD depuis le 3 septembre
    2013. USA. Réalisé par Calvin Reeder. Avec Dermot Mulroney, Lindsay Pulsipher, Natasha Lyonne…
    Éditeur : Wild Side Video

  11. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : la blaxploitation
    LE SAMOURAI NOIR (DEATH FORCE - 1978). Un film de Cirio H. Santiago.

  12. LA BO DU JOUR

    Killer’s Bossa Nova. Musique de Naozumi Yamamoto pour La marque du tueur (Koroshi no rakuin - 1967). Un film de Seijun Suzuki.

  13. MOVIE MINI REVIEW : critique de Falcon Rising

    Michael Jay White va pas bien dans sa tête… Il joue à la roulette russe… Bon en même temps tourner un mockbuster moisi du remake moisi de ROBOCOP (sa purgeasse  s’appelait ANDROID COP) pour les dingos de The Asylum ça pousse à la remise en cause et à la dépression lourde. Alors Michael (qui joue un vétéran traumatisé), il pète la tronche à des punks… Comme le premier Charles Bronson qui passe. Et il fait de la muscu nanarde (bye bye le mur en placoplatre). Et il s’embrouille avec sa gourdasse de frangine. Bref, Michael/John, il va vraiment pas bien dans sa tête… En plus sa frangine est retrouvée tabassée à mort sur une plage brésilienne… 
    Alors là John, il va un peu s’énerver et il va un peu commencer à se venger… Bref il va pleuvoir des rotules brisées et des organes pulvérisés à coup de genoux dans les favelas surplombant la mythique baie de Rio! Les mecs se battent à grand coup de caïpirinha ou de capoeira je sais plus trop… En tout cas un truc qui fait mal au cerveau. Et pis y a aussi des yakuzinho, les mafieux japonais du Brésil. Bref. FALCON RISING c’est du nanar pieds/poings dans la gueule de premier ordre. Ernie Barbarash, grand spécialiste des zéderies Van Damiennes (SIX BULLETS ou ASSASSINATION GAMES) fait n’importe quoi avec sa caméra pour notre plus grand plaisir de cinéphile déviant. Les scènes de bastons délirantes de brutalité (on dirait du Seagal de la grande époque et du Scott Adkins) et les gunfights vénères s’enchainent au cœur de cette bouillie informe totalement incompréhensible. Du pure fun décérébré aux frontières du navet… Faut vraiment aimer ça…

    2014. USA. Réalisé par Ernie Barbarash. Avec Michael Jai White, Neal McDonough, Laila Ali…

  14. MOVIEPOSTER OF THE DAY
Le thème de la semaine : la blaxploitationCLEOPATRA JONES AND THE CASINO OF GOLD (1975). Un film de Charles Bail.
    High Res

    MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : la blaxploitation
    CLEOPATRA JONES AND THE CASINO OF GOLD (1975). Un film de Charles Bail.

  15. LA BO DU JOUR

    Midnight Express (1978). Musique de Giorgio Moroder. Un film d’Alan Parker.