1. MOVIE MINI REVIEW : Hotel Inferno

    Les italiens tarés de Necrostorm (Giulio et Emanuele De Santi) sont de retour. Et les boîtes craniennes vont exploser dans des geisers de faux sang rouge fluo!!! Après le génialissimo ADAM CHAPLIN (réalisé par Emanuele) et le très décevant TAETER CITY (réalisé par Giulio) voici HOTEL INFERNO, toujours réalisé par Giulio. Et c’est là tout le problème! Alors qu’ADAM CHAPLIN possédait un intrigue simple et compréhensible, TAETER CITY et HOTEL INFERNO se vautrent dans des scénarios conceptuels expérimentaux bidules qui flinguent totalement le plaisir pris devant ces SFX à l’ancienne délirants. Là on est embarqué dans la tête à un tueur à gage (coucou la caméra subjective ) perdu dans les couloirs obscures (ils le sont toujours on dirait) d’un hôtel rempli de démons-zombies-machins. Quelle fausse-bonne idée. Le rythme est inexistant, on voit que dalle et les voix off sont post synchronisées n’importe comment (grande spécialité italienne). Bref, l’enfer y en a bien un, mais il est dans les cerveaux des pauvres cinéphiles qui se cognent cette triste purge prétentieuse. Un minimum de simplicité ne ferait pas mal aux gars de Necrostorm. Leurs films en seraient d’autant plus rigolos parce que les SFX sont toujours aussi mécaniques que savoureux. Qu’est-ce qu’il fout Emanuele?

    2013. Italie. Réalisé par Giulio De Santi. Avec Rayner Bourton, Jessica Carroll, Michael Howe…

  2. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les comédies.
    LE GRAND RESTAURANT (1966). Un film de Jacques Besnard.

  3. LA BO DU JOUR

    Something To Talk About. Musique de Badly Drawn Boy pour Pour un garçon (About A Boy - 2002). Un film de Chris Weitz & Paul Weitz.

  4. MOVIE MINI REVIEW : Welcome To The Jungle

    Un pitoyable troupeau de cadres désœuvrés d’une boîte de com’ minable (dirigée par l’immense Dennis ‘président Palmer’ Haysbert, en pleine décadence artistique) s’amuse à rejouer le séminal et matriciel SA MAJESTÉ DES MOUCHES version employés de bureau névrosés. Abandonnés sur un île déserte perdue dans un improbable océan pittoresque, ces salariés frustrés et insignifiants, réunis pour un séminaire grotesque de motivation (ils le sont tous de toute façon) dirigé par l’immense Jean-Claude Van Damme (en mode auto-dérision garantie « 100% aware », et ouais c’est possible, bravo Jean-Claude!), vont devoir survivre dans une jungle hostile. Bref, c’est le grand retour à la barbarie primale néandertalienne et ensoleillée pour tous ces bureaucrates névrosés de la tête qui nous font un remake dégénéré de LOST et du rigolo SEVERANCE. Van Damme impressionne en gourou décérébré au milieu d’un casting éminemment sympathique. WELCOME TO THE JUNGLE, réalisé par l’inconnu Rob Meltzer, est une comédie totalement anecdotique et super sympathique sauvée par son atmosphère pleine de légèreté et d’auto-dérision. Du pur fun décérébré et modeste! Et vive Jean-Claude bordel!

    En DVD/Blu-ray depuis le 25 mars
    2013. USA/Grande-Bretagne/Puerto Rico. Réalisé par Rob Meltzer. Avec Jean-Claude Van Damme, Adam Brody, Rob Huebel…
    Editeur : Universal Pictures

  5. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les comédies.
    HOT FUZZ (2007). Un film d’Edgar Wright.

  6. LA BO DU JOUR

    Lulu and Michelle. Musique d’Artie Kane pour Les yeux de Laura Mars (Eyes of Laura Mars - 1978). Un film d’Irvin Kershner.

  7. MOVIE MINI REVIEW : Trauma (Event 15)

    Trois vétérans US victimes de ce putain de stress post traumatique bidule suivent des séances de psychothérapie qui marchent pas super. Ils se retrouvent dans un ascenseur brusquement stoppé en pleine descente. Le pays subit une nouvelle attaque. Et nos trois fracassés de la life vont essayer de comprendre un peu ce qu’il se passe et tenter sortir de leur cabine d’ascenseur sans s’entretuer.
    Huis clos paresseux et invraisemblablement téléphoné ce TRAUMA se rapproche plus du somnifère pour babiroussa dépressif que du thriller paranoïaque qu’il tente désespérément d’être. La charmante Jennifer Morrison doit se dépêtrer d’un personnage insipide, d’un scénario paresseux et d’un metteur en scène dénué de la moindre imagination. Bref c’est l’enfer pour elle et ses compagnons de navet galériens. Matthew Thompson tente de dire des trucs profonds sur les méchants cyniques du monde d’aujourd’hui mais son discours d’une puérilité cosmique est insupportable. L’ennui règne en maître dans ce TRAUMA aussi traumatisant qu’une portée de chatons en train de faire la sieste au soleil…  Quel ennui!

    En DVD/Blu-ray depuis le 5 mars
    2013. USA/Grande Bretagne. Réalisé par Matthew Thompson. Avec Jennifer Morrison, James Frain, Josh Stewart…
    Éditeur : Pathé

  8. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : les comédies.
    CERTAINS L’AIMENT CHAUD (SOME LIKE IT HOT - 1959). Un film de Billy Wilder.

  9. LA BO DU JOUR

    Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi - 1976). Musique d’Armando Trovaioli. Un film d’Ettore Scola.

  10. MOVIE MINI REVIEW : Nebraska

    Montana, Nebraska, nirvana…
    Un papy prolo décatit et vaguement grabataire s’imagine millionnaire par la grâce d’une de ces sempiternelles loteries/arnaques pour vieux qui inondent les boîtes aux lettres du monde entier. Après plusieurs fugues, son fils décide de voyager avec lui à travers des états ruraux aussi désertiques que cinégéniques.
    Comme tous bons films indé US (matiné de feel good movie hollywoodien) qui se respectent et se ressemblent, ce road movie familial va permettre à tout plein de bouseux white trash pas du tout caricaturaux (on est au cœur de l’Amérique blanche prolétaire) de faire un bilan de leur (plus ou moins) misérable vie de péquenauds. Du patriarche sénile à la démarche dégingandée de canard boiteux (le monolithique et époustouflant Bruce Dern, clone hallucinant de Pierre Richard!!!) qui affronte les fantômes arthritiques et mélancoliques de son passé, à son fils (Will Forte, humoriste télé US, totalement à contre emploi) qui s’offre un moment privilégié (le dernier?) avec un père distant et solitaire.
    On connait la passion d’Alexander Payne pour l’Amérique moyenne et ses gentils losers. Après le sympathique SIDEWAYS (et ses quadra/bobos malheureux) et le bouleversant THE DESCENDANTS (le deuil étrange d’un George Clooney étourdissant), sans oublier le génial et acide teenagemovie L’ARRIVISTE (aka ELECTION avec Matthew Broderick et Reese Witherspoon), Alexander Payne aborde, dans un noir et blanc aussi classieux que gratuit, la vieillesse. Ce putain de naufrage physique et psychique qui nous attend tous bordel…  Et il fait ça, comme d’habitude, avec finesse et une immense tendresse pour ses personnages. Malheureusement, NEBRASKA tourne très vite à vide. La faute à une intrigue interminable et über-clichetonneuse. Malgré quelques scènes émouvantes  et un humour très noir permanent (la marque de fabrique d’Alexander), ce truc plonge inexorablement dans l’ennui poli. Payne est incapable de se dépêtrer de sa fantasmagorique Americana indé, visuelle et sentimentale, de carte postale. Il n’y a jamais de surprises. C’est beau. C’est touchant. Mais aussi horriblement creux…

    En salles depuis le 2 avril
    2013. USA. Réalisé par Alexander Payne. Avec Bruce Dern, Will Forte, June Squibb…

  11. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : James Bond
    GOLDFINGER (1964). Un film de Guy Hamilton.

  12. LA BO DU JOUR

    The Machine (2013). Musique de Tom Raybould. Un film de Caradog W. James.

  13. MOVIE MINI REVIEW : La Reine des neiges (Frozen)

    Dans une Scandinavie de carte postale légendaire (coucou les contes d’Andersen) où la neige hivernale de l’hiver enneigé est omniprésente, deux princesses orphelines tentent de surmonter la mort de leur royaux parents. Elles chantent. Tout le temps…
    Y a la gentille princesse rouquine Goürdassen (Anna) et la méchante  (malgré elle) blonde Konnässen (Elsa) qui possède des super pouvoirs frigorifiques avec ses mains (et c’est pas franchement pratique au quotidien). Et elles chantent. Tout le temps…
    Y a aussi deux bellâtres décérébrés complexés par leur stalagmite turgescente inutile (on est chez Disney les gars), le fourbe prince Trïsoberg (Hans) et son pote cheval et Mongölsen (Kristoff) le gentil crevard et son renne. Ils chantent. Tout le temps…
    La reine s’enfuie en répandant un hiver éternel, elle chante. Sa sœur part la sauver, elle chante. Anna rencontre Olaff, un bohomme de neige vivant qui parle. Elle chante. Il chante aussi. Anna, Olaff et Kristoff errent dans la neige. Ils chantent. Les sœurs se retrouvent. Elles chantent. Il se passe un truc insignifiant, tout le monde chante… Fin… Quelqu’un chante…
    Tout le monde chante tout le temps dans ce truc débile, clone visuel paresseux du crétin RAIPONCE. Même les trolls-cailloux chantent… Tout le temps…
    LA REINE DES NEIGES, c’est rien qu’un supplice chantant interminable (qui ne rivalise cependant pas avec l’invraisemblable LES MISÉRABLES). Une torture romatico-musicalo-mongoloïde de chaque instant. Une putain d’arnaque aux bons sentiments dégoulinants de mièvrerie… Une trahison méticuleuse du conte d’origine comme d’habitude. Du pur foutage de gueule débilitant made in Disney. Et chantant qui plus est! Au secours!!!!!!!!!!

    En DVD/Blu-ray depuis le 4 avril
    2013. USA. Réalisé par Chris Buck & Jennifer Lee. Avec les voix de Kristen Bell, Josh Gad, Idina Menzel…
    Éditeur : Walt Disney France

  14. MOVIEPOSTER OF THE DAY

    Le thème de la semaine : James Bond.
    CASINO ROYALE (1967). Un film de Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joseph McGrath, Robert Parrish & Richard Talmadge.

  15. LA BO DU JOUR

    The Moon Song. Interprépé par Scarlett Johansson & Joaquin Phoenix pour Her (2013). Musique de Karen O. Un film de Spike Jonze.